• 22 août

Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres

Pendant mes vacances, je suis retournée à Chartres, une ville que je connais déjà et que j’apprécie particulièrement.

Et pourtant, à chaque visite, j’ai le sentiment qu’elle a encore quelque chose d'autre à me révéler. Cette fois-ci, j’ai découvert et parcouru le labyrinthe de la cathédrale. Une expérience simple en apparence, mais qui m’a profondément marquée.

Un même chemin pour tous

La première surprise : Le labyrinthe de Chartres est un chemin sans piège ni impasse. Nous suivons tous le même parcours pour atteindre le centre. Il n'y pas des détours.
Et pourtant, c’est justement cela qui rend l’expérience si intéressante. Car si le chemin est le même pour chacun, la manière de le parcourir est unique.

À quelle vitesse est-ce que j’avance ?

Est-ce que je me centre sur moi-même ou je regarde autour de moi ?
Qu’est-ce que je ressens sur cette pierre de terre ?
Est-ce que je me rapproche de la personne devant moi ou est-ce que je prends mes distances ?
Est-ce que je continue ou est-ce que je m’arrête ?
Tout à coup, ce n’est plus seulement le chemin qui compte.

C’est le « comment ». C’est la qualité.

Savourer le chemin

En avançant, je me suis rendu compte que je ne savais pas toujours où je me trouvais. Étais-je proche du centre ? Encore loin ? Je pensais être à droite et quelques instants plus tard, je me retrouvais à gauche du centre. Nous avançons sans toujours savoir exactement où nous en sommes. Nous pouvons avoir l’impression de nous rapprocher de notre objectif, puis de nous en éloigner. Nous avançons, nous nous arrêtons, nous changeons de direction. Et pourtant, nous sommes toujours sur le chemin. Et c’est ce chemin, pas après pas qui fait plaisir qui épanouit qui donne du sens.

Une métaphore de nos vies

Le labyrinthe entier ne peut être vu que d’en haut. Lorsque nous sommes à l’intérieur, nous n’avons pas cette vision globale. Nous ne savons pas nécessairement où nous sommes ni ce qui nous attend quelques mètres plus loin.
Peut-être est-ce aussi cela, apprendre à faire confiance à son chemin. Faire pas après pas.
Aller, s’arrêter, ressentir, savourer.
Le centre est important, bien sûr. Mais au cours de cette expérience, j’ai senti que le chemin lui-même était une destination.

La qualité de nos pas.
Notre présence.
Notre capacité à écouter.
Notre rythme.
Notre capacité à ralentir.
À nous arrêter.
À repartir.
À savourer ce qui se présente.

Et si nous faisions confiance au prochain pas ?

Le labyrinthe m’a rappelé que nous n’avons pas toujours besoin de connaître tout le chemin pour avancer. Nous pouvons simplement être pleinement présents là où nous sommes. Un pas après l’autre. Et peut-être que la question n’est pas seulement : « Quand vais-je arriver ? »

Mais aussi : « Comment est-ce que je souhaite parcourir mon chemin ? »

Avec quelle présence ?

Quelle écoute ?

Quelle qualité de relation à moi-même et aux autres ?

C’est peut-être là que se trouve une partie du sacré : dans cette capacité à être pleinement présente à ce qui est, à faire confiance au prochain pas et à découvrir que, même lorsque nous ne voyons pas l’ensemble du chemin, nous ne sommes pas seuls à marcher. 🌿 🌿 🌿

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